Loving

Une histoire sublime, un film de qualité qui m’a fait passer par tout un panel d’émotions, je vous parle d’un récit vrai : Loving.

Synopsis : Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

(c) http://www.lemonde.fr

Une histoire d’amour magnifique…
Voilà que mon côté fleur bleue ressort, mais c’est pour la bonne cause. Ce film est juste une magnifique histoire d’amour. Et même si celle-ci n’est finalement pas au cœur même de l’intrigue, laissant surtout la place au caractère discriminatoire des comportements et de la loi, elle n’en est pas moins importante et encore une fois, magique. Parce que ce sont des gestes et des mots. Pas de scènes de sexes, car, pour montrer l’amour qui unit deux êtres, contrairement à ce que beaucoup semble croire, le sexe à répétition n’est pas crucial. Même si c’est une tare qu’on retrouve surtout dans les romans, plus que dans les films. Des mots doux, des gestes tendres et cette phrase simple, mais si sensée : « J’aime ma femme ». Cette simple phrase m’a éprouvé émotionnellement. Pas mon côté fleur bleue cette fois, mais plutôt mon esprit, ma manière de pensée.

Un film éprouvant émotionnellement…
Je vous disais que j’avais été ébranlée par cette phrase « J’aime ma femme », parce que ça me semble si logique, si normale, qu’il m’était impensable qu’il ait à le rappeler. Mais, parce qu’elle est noire, parce qu’il est blanc… Parce qu’à cette époque, aux Etats-Unis, la ségrégation était omni-présente. J’ai été bouleversée. Et, toujours, ce genre de film a tendance à me retourner le cerveau : Pourquoi une femme noire n’aurait pas le droit d’aimer un homme blanc ? Et l’inverse ? Pourquoi un noir serait inférieur à un blanc ? Comme beaucoup d’autres à notre époque (et même si le racisme est encore bien présent, quoi qu’on en dise), je n’arrive pas à me mettre à la place de ces arriérés d’un autre âge. Ainsi, ce genre de comportement me révulse et me dégoûte, soyons clair. Mais, je vais m’arrêter là, sinon, je suis partie pour disserter sur ce sujet encore bien longtemps, et ce n’est pas le but de cet article. Donc, finalement, j’ai beaucoup pleuré, entre incompréhension, angoisse et joie.

Au final, ce film est une merveille que je conseille à tous. Il ouvre les yeux sur les idées, et pensées d’une époque, je l’espère, révolue…


◊ Bande annonce ◊

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