Le matin des larmes

Ce roman concourt au prix des auteurs inconnus, dans la catégorie Imaginaire


Après 6 romans lus dans la catégorie Imaginaire, j’ai lu le septième : Le matin des larmes de Bruno Sanna. Je suis un peu mitigée sur ce roman, mais ma lecture fut tout de même agréable.

Résumé : À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau…

De la science-fiction légère…
Ce roman me laisse un drôle d’effet. Tout d’abord, parlons un peu du genre. Nous sommes dans de la science-fiction, du type « contre-utopie ». Je suis allée voir sur le net dans quel genre de la SF ce roman s’inscrit et il semblerait que la « contre-utopie » soit ce qui s’en rapproche le plus. C’est un genre qui décrit une société passée en mettant en avant des éléments philosophiques, psychologiques, sociologiques intéressants. Ce genre rappelle l’utopie, ou encore la dystopie, qui s’ils se rapprochent de la « contre-utopie », n’en sont pas moins plutôt éloignés, puisque l’utopie parle d’un monde inexistant, et une dystopie, un monde futur. Or, ici, la dimension historique n’est pas à prendre à la légère. Néanmoins, on retrouve les codes du genre : faire réfléchir sur la société en place, les agissements du gouvernement, les libertés, etc…

Court mais un peu lent…
Quand je lis des genres de l’imaginaire, j’aime être transportée, dépaysée, j’aime quand c’est mouvementé, addictif et prenant. Or, pour un roman d’à peine 100 pages, j’ai trouvé le temps bien long. Très peu d’actions, beaucoup de dialogues, stratagèmes, et complots. C’est finalement à la fin que tout ça bouge un peu, et j’ai eu à ce moment-là un regain d’intérêt pour l’histoire. Néanmoins, je reste un peu mitigée sur le déroulement de ce récit, trop lent à mon goût. Presque trop réaliste même. Si bien que j’ai parfois oublié que je me trouvais dans un genre de l’imaginaire. C’est autant un point fort qu’un point faible. Cela veut dire que l’auteur a réussi à m’immerger dans cette Europe fasciste, que j’ai même trouvé ce monde cohérent. Mais cela veut aussi dire que, finalement, j’ai perdu l’essence même de ce roman qui était censé être « trouver comment partir de ce monde qui n’est pas le mien ». J’ai donc perdu le fil de la trame principale, tant et si bien que j’avais oublié qu’il y avait un monde parallèle.

La plume de l’auteur…
En revanche, s’il y a quelque chose que je dois mettre en avant c’est la jolie plume de l’auteur. Le résumé reflète parfaitement le style que l’on retrouve dans le roman entier. J’ai beaucoup apprécié ce phrasé simple mais travaillé, la fluidité qui en découle et l’absence totale de répétitions. Aucune redondance ne serait-ce que dans les formulations de phrases. Un point très positifs ! Si bien que malgré les longueurs, les lenteurs, j’ai tout de même apprécié mon voyage et serais ravie de découvrir un autre roman de l’auteur.

Au final, une lecture qui fut sympathique mais sans l’étincelle qui l’aurait rendu inoubliable. Un bon moment tout de même. Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Une réflexion sur “Le matin des larmes

  1. Bruno Sanna dit :

    Bonjour, merci pour votre chronique que je trouve pertinente. J’adhère à tout ce que vous avez dit…enfin presque tout:). Mon roman est assez court c’est vrai, mais j’ai souhaité un tempo Presto. Je suis auteur compositeur et l’envie d’écrire une histoire dans la longueur me trottait dans la tête depuis un moment. J’ai pu me rendre compte (avec un certain plaisir j’avoue) de l’écart entre l’écriture d’une chanson et d’un roman. Vos impressions vont me permettre d’améliorer mes prochains écrits. Je vous remercie vivement pour votre chronique qui m’a vraiment fait plaisir dans son ensemble.
    Bruno Sanna.

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