Le Résident

Frédéric Livyns est un auteur que je voyais beaucoup passer sur les blogs littéraires et groupes facebook, j’ai donc tenté avec Le Résident, et même si la découverte fut sympa, je reste un peu sur ma faim.

Résumé : Les maisons ont-elles une âme ?
Derrière leurs vieilles tapisseries usées, sous les charpentes de leur grenier, leurs murs peuvent-ils libérer d’anciennes colères, des drames oubliés ?
Alice et ses parents vont le découvrir à leurs dépens.
… Lorsque l’emprise devient cauchemar !

De l’épouvante…
Il me semble important avant tout, de vous parler du genre littéraire. D’ordinaire, Frédéric Livyns écrit de l’horreur, du moins, des textes bien plus effrayants. Ici, c’est de l’épouvante légère et c’est voulu par l’auteur qui, m’a-t-on dit, voulait que ce roman soit accessible par le plus grand nombre. Cela part d’une très belle intention, mais finalement, ça m’a plus déçue qu’autre chose, mais, me direz-vous, je ne représente pas non plus le « plus grand nombre ». Evidemment, pour vous dire tout ça c’est que je suis allée me renseigner auprès de lecteurs de Frédéric Livyns. Et déçue que j’étais, je ne pouvais pas rester ainsi sur ma faim, j’ai donc aussitôt enchaîner sur Danse de sang, du même auteur, et il s’avère que j’accroche énormément à ce roman, j’en ai déjà lu plus de la moitié, c’est dire… Donc, récapitulons, ce roman est une bonne mise en bouche du style Livyns, accessible à tous types de lecteurs puisque finalement, l’épouvante n’est que légère. Néanmoins, il se pourrait que certains adeptes de littérature horrifique plus corsée soit légèrement déçue.

Une histoire un peu superficielle…
Là où j’ai été déçue c’est au niveau de l’intrigue. À vouloir faire trop léger, peut-être tombe-t-on dans l’ordinaire. Puisque les maisons hantées et histoire de revenants, c’est vu et revu. Et malheureusement, ici, l’auteur ne révolutionne pas le genre. Si l’histoire est cohérente et bien posée, j’ai senti quelques longueurs vers le milieu, vite rattrapées par la fin néanmoins. L’angoisse est très modérée puisque je n’ai que très peu ressenti de tension, si ce n’est peut-être aux prémices des manifestations. En revanche, j’ai beaucoup apprécié le personnage du père, dont l’auteur a parfaitement réussi à représenter le changement de personnalité graduel.

Le langage…
On en vient au point qui m’a fortement rebutée. Nous avons une famille dont l’intellect semble bien supérieur en comparaison aux personnes ordinaires. Aussi, lorsque j’entends les parents utilisés des mots très soutenus ou simplement des tournures peu usitées, j’accepte (de toute façon j’ai pas vraiment le choix non plus). Mais voilà, une adolescente, évoluant dans un milieu adolescent peut, certes être influencée par ses parents, mais tout de même parler à l’image des personnes qu’elle fréquente. Or, j’ai lu des expressions, des tournures de phrases telles que j’en ai été étonnée. Moi même, je ne savais pas qu’on pouvait dire de telles choses. Celui qui m’a le plus étonnée est : « Je n’en ai pas souvenance ». Cela me semble peu réaliste qu’une adolescente dise une telle chose. D’autant qu’un peu plus loin, elle parle de « péter des plombs » donc…

Au final, Le Résident est bien trop « gentil » pour moi. Il conviendra assurément au « plus grand nombre », un peu frileux des genres trop horrifiques. Néanmoins, le style de l’auteur est agréable, m’oubliant totalement dans Danse de sang. Pour vous procurer Le Résident, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

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