Une bonne intention

J’ai donc lu Une bonne intention de Solène Bakowski. Il fait l’objet de la lecture commune du mois d’Août du club de lecture des auto-édités et je ne regrette pas du tout cet achat !

Résumé : « Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

J’en ressors chamboulée…

L’intrigue…
C’est l’histoire d’une dégringolade. Une famille qui petit à petit va se briser pour les erreurs de quelques uns. Mati est une petite fille, une gamine de neuf ans qui va tout subir de plein fouet. Un père endeuillé par la mort de sa femme, une grand-mère manipulatrice, un grand-père absent, malgré sa présence… Mathilde est seule, empêtrée dans sa propre douleur. Mais sa douleur, à elle, tout le monde s’en moque…

J’ai été subjuguée. Je ne m’attendais pas à une telle histoire. J’en ressors groggy, hagard. Une drôle de sensation me collant à la peau. Une peur irraisonnée mais viscérale, bien accroché au fond de mes entrailles. C’était dur, mais fort. C’était brutal, mais vrai. Une première rencontre avec l’univers de Solène Bakowski. Inoubliable.

La structure…
J’ai été épatée par la construction du récit. Une structure maîtrisée qui ne perd pas le lecteur. Nous avons trois parties, trois parties qui nous permettent d’avancer dans l’intrigue par petits pas. Les mots les uns après les autres nous permettent d’en apprendre plus, davantage sur cet étrange enlèvement. Sur cette famille brisée. Une mise en haleine constante pour un final éblouissant.

Les émotions…
S’il y a bien quelque chose de présent à foison ce sont les émotions, les sentiments et pas que ceux des personnages, les nôtres aussi. J’ai souris, légèrement. J’ai haussé les sourcils, je me suis interrogée. J’ai grimacé. Puis, j’ai pleuré. Quelques larmes ont coulé devant ces pages finales. Devant ce dénouement, qui était comme salutaire. Impossible à éviter. Un dénouement inévitable. Quelle drôle d’histoire, quelle drôle d’aventure… Tout est chamboulé là-dedans. Il n’y a plus rien à garder. Les émotions sont fortes, presque envahissantes. J’ai l’impression que ce roman ne va pas me laisser tout de suite. J’ai l’impression que je vais le traîner encore longtemps dans ma besace. Mais malgré tout, je suis charmée.

La plume de l’auteur…
Pour une première rencontre avec l’auteur, elle est explosive. C’est clairement le tout premier roman que je lis de Solène Bakowski et je pense en lire d’autre. Sûrement. Il faut dire que j’ai été envoûtée par cette superbe plume. Elle nous fait réfléchir. Elle pointe du doigt des problèmes. Elle est douce, brutale, difficile. Elle est tout ça. Excellente. Ce fut vraiment un régal !

Au final, Une bonne intention est une histoire étonnante de virtuosité, un texte difficile et bouleversant. Saisissant de vérité et de réalisme, un roman à lire !

Lecture commune du mois d’Août du club de lecture des auto-édités

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3 réflexions sur “Une bonne intention

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