L’auto-édition…

L’auto-édition est un nouveau mode d’édition que l’on voit de façon récurrente. Ce phénomène devient de plus en plus prépondérant avec l’apparition de plateforme facilitant ce mode de diffusion. Mais, pourquoi les auteurs s’éditent-ils eux-même ? Ne font-ils plus confiance aux maisons d’édition traditionnelles ? Est-ce un effet de mode ?

J’ai découvert l’auto-édition en même temps que la création de mon blog (jadis sur Wix). Pendant que je publiais des avis, je recevais un mail d’un auteur qui me proposait de découvrir son ouvrage. Ouvrage auto-édité. De là, j’ai naturellement fait mon entrée dans ces nombreux groupes facebook consacrés à ces auteurs en marge. Enfin, en marge… C’est ce que je croyais. Il s’avère en réalité qu’ils sont bien plus nombreux que je pouvais le croire. Et pas si inconnus que ça, finalement.

L’auto-édition, qu’est-ce donc ?

L’auto-édition est, comme son nom l’indique, s’éditer de soi-même. Faisant fi des maisons d’éditions, les auteurs gèrent toute la logistique et les étapes de publication, allant de la correction, relecture, création de la couverture, diffusion à la promotion. C’est, comme vous devez vous en douter, un boulot monstre. C’est pour ça aussi que les blogueurs sont toujours présents pour aider ces auteurs. Mais s’auto-éditer n’a pas que des avantages, surtout pour les lecteurs. Par exemple, les ouvrages sont souvent uniquement disponible à l’achat sur Amazon en numérique. Or, tout le monde n’a pas de Kindle et malheureusement, la lecture sur téléphone ou ordinateur n’est pas forcément agréable… Ce qui ne m’empêche pas néanmoins de lire quand même. Doucement, mais sûrement.

Ces plateformes d’aide à l’auto-édition…

Il existe énormément de prestataires de services qui proposent donc des conditions d’auto-édition mais moins « lourdes » avec des désavantages c’est certain. Je pense notamment à Edilivre. C’est une « maison d’édition » alternative qui vous donne une réponse positive sous deux semaines. De là, plusieurs services vous sont proposés. La base est gratuite mais elle signifie : couverture type, absence de correction, diffusion basique, absence de promotion, bref pas terrible terrible, surtout quand ça s’appelle « maison d’édition ». Une appellation qui reste trompeuse malgré le « alternative » qui suit. Si, néanmoins, vous souhaitez payer, leurs services sont alors intéressant puisqu’ils proposent des packs diffusion, création de couverture personnalisée, etc… Mais la facture peut vite grimper.

Sur la même lancée, nous avons les maisons d’édition à compte d’auteur. J’ai tendance à les exécrer en tant que lectrice pour plusieurs raisons. Certaines ne corrigent rien, malgré la somme considérable que donne l’auteur. Voilà un point aberrant et révoltant. D’autres ne s’occupent pas de la mise en page et encore, ne lisent pas le manuscrit. Je suis tombée sur bien des navets mais aussi de petite pépite, notamment celle-ci : La petite-fille qui dansait au fond de la baie d’Ha-Long. Cet article date un peu, de ma période hébergeur Wix pour être plus précise. Néanmoins, ce type de maison d’édition n’est pas vraiment de l’auto-édition. C’est un mode de publication encore à part mais je me devais de vous l’expliquer.

Et maintenant, passons à ces plateformes d’auto-édition. Nous avons évidemment Amazon, qui est la plus utilisée. Mais il y en a d’autre. Notamment Publishroom. Ou encore, Bookelis ou Librionova, The Book Edition, bref, une flopée d’aide à l’auto-édition.

Pourquoi l’auto-édition ?

Pour beaucoup d’auteurs, ce mode d’édition est un choix. Ils veulent avoir les pleins droits sur leurs ouvrages allant de la promotion à la diffusion. Certains ne sont pas satisfaits des services d’une maison d’édition et comme on dit « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ». Néanmoins, il y en a tout de même pour lesquels c’est moins un choix qu’une nécessité. En effet, certains auteurs ne trouvant pas de maison d’édition, optent en dernier recours pour ce mode de publication. Et évidemment, de ce fait, nous trouvons parfois des textes bourrés de fautes, de coquilles, bref, d’horreur sans nom. Parce qu’il arrive, oui, ça arrive, que des auteurs publient leurs ouvrages sans correction, sans relecture et ça rend quelque chose de plutôt mauvais, qui, évidemment, ne se vendra pas. Enfin, c’est parfois le cas dans les maisons d’édition traditionnelles également. J’ai eu le cas récemment et j’espère que l’éditrice aura fait quelque chose pour ses sorties suivantes.

Je lis des auto-édités…

Comme vous pouvez le voir sur le côté, j’ai moi aussi ce petit macaron qui informe mes visiteurs que je lis des auto-édités. Si vous cliquez dessus, vous aurez accès au blog de la créatrice de ce mouvement littéraire et à tous ces blogs qui en lisent. Ce badge permet simplement d’informer à la fois les lecteurs et les auteurs que nous n’avons pas peur de ce mode de publication. Parce que oui, certains blogueurs refusent de peur de lire des torchons. Comme je l’ai déjà dit ça arrive, aussi bien en auto-édition que dans des maisons d’édition traditionnelles d’ailleurs, mais c’est vraiment minime. Une infime partie de ce gigantesque monde.

Un effet de mode ?

Néanmoins, je me suis posée cette question. Est-ce un effet de mode ? Est-ce que s’auto-édité permettrait d’être bien plus visible qu’en étant publié de façon traditionnelle ? Je ne parle pas de la publication chez Albin Michel ou Michel Lafon, mais dans les petites maisons d’édition. C’est une impression que j’ai. Peut-être sans fondement. Je trouve davantage d’auteurs auto-édités sur les blogs, sur les réseaux sociaux. Sans doute parce que les auteurs de maisons traditionnelles se reposent sur leur maisons d’édition justement ? Les auto-édités ont tendance à être bien plus visibles, et c’est sans doute pour ça qu’ils sont bien plus appréciés par les blogueurs. Certains vont même jusqu’à se spécialiser dans la lecture de ces auteurs.

Attention, néanmoins, je ne pense pas que l’auto-édition profite à tout le monde. Lorsque l’on est auto-édité, il ne faut pas hésitez à dépenser de l’argent, ne serait-ce que pour commander une couverture chez un graphiste, une correction relecture de la part d’un correcteur et bien d’autres choses… Créer un ouvrage lisible et diffusable ne se fait pas en deux jours. Beaucoup utilise d’ailleurs ce qu’on appelle des bêta-lecteurs. Ce sont des lecteurs qui donnent leur avis sur des textes pas encore publiés mais dans l’optique de l’être.

Au final, l’auto-édition est une nouvelle forme de publication qui marche et qui à mon avis, ne va faire que croître. Les auteurs sont de plus en plus nombreux à s’y mettre, par choix, par découragement devant ces maisons d’édition traditionnelle qui ne publient que peu d’œuvres, ou parfois même par nécessité. Si certains auteurs acceptent mal la critique, de peur de ne plus réussir à vendre, d’autres sont au contraire très agréables et partagent les avis des blogueurs. Quelque chose qui reste bien rare… et dont je vous ai déjà parlé 😉 (cf, je suis blogueuse littéraire…). 

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2 réflexions sur “L’auto-édition…

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