Premières lignes #2 : Rani

Premières lignes est un rendez-vous littéraire initié par le blog Ma Lecturothèque. Le principe est de présenter chaque semaine les premières lignes d’une oeuvre. Cela permet de vous faire découvrir de nouvelles lectures, d’une façon différente.


Comme deuxième participation, je vous propose de découvrir le début d’un roman que j’ai lu il y a bien longtemps : Rani de Jean Van Hamme et François Forestier.

Résumé : 1743. Amoureuse d’un bel officier anglais, une jeune noble française, Jolanne de Valcourt, abominablement trahie par son demi-frère Philippe, est accusée à tort de meurtre et de trahison. Après avoir été marquée au fer rouge de la fleur de lys, elle est condamnée à la déportation en Inde. Prostituée de force dans un bordel du comptoir de Mahé, Jolanne parvient néanmoins à s’évader. Elle manque de périr dans un naufrage mais est recueillie dans un village de pauvres pêcheurs indiens. Elle atteint finalement Pondichéry où elle se met sous la protection de la « princesse » Jeanne, la très charismatique épouse de Joseph-François Dupleix, gouverneur des cinq comptoirs français. Jusqu’au jour où Jolanne rencontre le séduisant Mishra Din Aktar, prince héritier et futur maharadjah de Chandrapur, qui fera d’elle sa troisième rani, sa troisième épouse… Au sein de ce palais doré, la jeune femme parviendra-t-elle à trouver sa place ? À surmonter la jalousie des autres épouses et, surtout, à oublier Craig, son bel officier anglais ?

Chapitre 1 : Bâtarde

Le cheval gratta le sol d’un sabot nerveux. La forêt de chênes-lièges étendait devant lui à perte de vue sa masse verte sombre, menaçante. C’était une jument musculeuse et puissante, à la robe blanche, aux jambes fines et vives, qui aimait à courir dans la lumière et renâclait à pénétrer dans l’ombre des frondaisons. Le cavalier lui flatta l’encolure et elle s’enfonça à contrecœur dans l’air gonflé d’humidité où s’épanouissaient les arbres géants. Une odeur d’humus, de fougères, de feuilles mortes lui monta aux naseaux. Elle hennit en s’ébrouant.
— Là, ma belle ! Nous y sommes presque !
Et il força la jument à aller au galop à travers les sentiers sinueux qui parcouraient la forêt. L’homme semblait bien connaître les méandres de ces petits chemins et menait sa monture d’une main sûre. Il galopa un long moment puis obliqua sa trajectoire et coupa vers l’ouest.

Cela fait bien longtemps que je l’ai lu et je me rappelle l’avoir adoré ! Je pense que je vais le relire à un moment donné. C’est certain ! En tout cas, je vous conseille ce roman. Il y a une série de BD également.

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