No Guns Life

J’ai lu le premier tome d’une série de manga publiée aux éditions Kana : No Guns Life. Le deuxième tome m’attend bien sagement et je suis impatiente de le lire, il faut dire que ce premier opus m’a enchanté !

Résumé : Jûzô Inui est un extend : on lui a implanté un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie dans cette ville grouillante d’autres extends, d’autres individus bénéficiant, comme lui, d’extensions mécaniques. Son business ? Résoudre des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués. Un jour, Jûzô reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. Il demande à Jûzô de protéger l’enfant qu’il a enlevé… !! Toutefois la gigantesque multinationale Beruhren va entrer dans le jeu… Jûzo est loin de se douter du guêpier dans lequel il vient de fourrer son nez !

Emprunté à la bibliothèque, ce manga est magnifiquement bien construit !

L’intrigue…
Nous suivons un « homme » étrange, au visage de pistolet. Elle a les yeux revolvers, et le regard qui tue… D’accord, j’arrête ! Son métier ? Aider les extends, enfin, pas gratuitement hein, sinon c’est trop facile. Je pense que son boulot est un mélange entre détective privé et mercenaire. Un héros à louer en fait (Luke Cage ?). Les extends sont des humains à qui l’on a implanté des membres mécaniques ou même des extensions. Très utilisés pendant la guerre, ces extends sont considérés comme des objets plus que comme des êtres humains. Jûzô vivait sa petite vie quand un extend est venu le quérir demandant son aide. En acceptant ce travail, il ne se doute pas un seul instant qu’il va tomber en plein coeur d’un véritable complot…

L’intrigue est extrêmement complète et ce premier tome assez lourd en informations. Il faut donc vraiment s’accrocher pour bien saisir tous les enjeux et les explications. Un passage difficile mais obligatoire pour bien tout comprendre. Tout est néanmoins parfaitement structuré. Nous n’avons pas les informations balancées n’importe comment mais bien distillées tout le long du manga aux moments opportuns.

Un manga porteur d’un message…
Comme je l’ai expliqué, les extends sont plus considérés comme des objets que des êtres humaines. Pourtant, ils ont bien les capacités de pensées, de marcher, de parler et de vivre sans l’aide de personne. Ils ont leur capacité propre, tout ce qu’il faut pour devenir un être et chose plus importante encore : avant d’être greffés d’éléments mécaniques, ils étaient entièrement humains. Nous voyons le comportement de certains hommes face à ces extends. Ils sont dégoûtés par eux, ne veulent pas les voir ou encore, ces extends sont chassés pour leurs pièces mécaniques revendues sur le marché noir. C’est d’autant plus aberrant, que ce sont les humains eux-mêmes qui les ont créé pour combattre pendant la guerre. Le petit garçon que Jûzô sauve s’avère lui-aussi être un extend mais un être encore plus particulier. Et il n’est bon qu’à servir l’entreprise Beruhren qui se moque bien des droits de l’homme. Cet enfant lance le sujet, il hurle haut et fort qu’il n’est pas un objet et que lui aussi, a son libre arbitre. Au fil des pages nous allons rencontrer d’autres personnes comme lui et nous pourrons apprécier ses discours prônant la liberté !

J’ai trouvé ce premier tome excellent et prometteur. Dans un univers sombre et sordide, dans les bas-fonds de la décadence humaine, comment s’en sortent ces êtres si différents de nous ? Transformés pour gagner une guerre… Un manga à lire !

Mon avis sur le tome 2 est disponible ici.

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