Les patients

Nouvelle parution de Hans Limon et en grande adepte de ses pièces de théâtre, comment ne pas craquer ? J’ai donc lu Les patients et mon avis est, contre toute attente, mitigé.

Résumé : Le peuple des patients, marginaux d’outre-monde, consciences déchirées par les tourments et les traumas, tenaillées par le regret d’une vie perdue, en suspens, corps rompus, cœurs calcinés, parcelle d’humanité souffrante et riant-pleurant de la béance des souffrances. Des joies excentriques aux terreurs épileptiques, la voix du commun des mourants module toutes les intonations, toutes les sonorités, sans jamais combler le vide intersidérant de l’imminente disparition.

Troisième pièce de théâtre que je lis de Hans Limon et celle-ci m’a laissé un goût d’inachevé. Certes, j’ai aimé, mais pas autant que j’aurai pu…

Un mélange de tragédie…
C’est l’aspect que j’ai le moins apprécié. On a une sorte de tragédie qui se joue sous nos yeux. Certains patients se lancent dans des diatribes sans fin et sans ponctuation, ce qui ajoute à l’effet de lourdeur que j’ai ressenti. Des mots posés à la suite des autres, c’est tout ce que c’était pour moi. Pas d’émotion, rien, juste des personnages à l’élan poétique un peu raté. L’auteur a une superbe plume mais ici, c’est bien la forme qui m’a dérangé. L’absence de ponctuation n’a mis aucun rythme, d’où les effets énoncés précédemment. C’est dommage, et je regrette cela. Voilà qui m’a laissé un goût amer, à la fin de la lecture. Heureusement, l’aspect comique sauve la pièce !

Et de comédie…
Avec bonheur, j’ai retrouvé le ton cynique de l’auteur et son univers absurde. On retrouve des familles, des personnages seuls ou accompagnés, des infirmières et des docteurs, dans différentes salles, chambres. On suit leur conversation burlesque et leur jeu de questions-réponses. Quand enfin la « poésie » quittait la pièce et reprenait place le bonheur du dialogue de sourd, je souriais de toute mes dents. Cette lecture s’est faite en mode « montagnes russes ». Un moment, un pur plaisir de littérature et un autre, une difficulté de rythme littéraire…

Au final, une pièce de théâtre différente des autres. Le ton est plus sérieux, bien que l’aspect dérision ne soit pas à négliger. J’ai été un peu déçue mais j’ai tout de même pris plaisir à la lire. Pour vous la procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

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