Le marais de la vengeance

J’ai donc lu Le marais de la vengeance de Christelle Rousseau, publié chez Évidence éditions dans la collection Clair-Obscur. J’ai apprécié cette lecture mais il manquait un petit quelque chose qui l’aurait rendu encore meilleure…

Résumé : Un village breton, un domaine et un marais. Ce dernier alimente un grand nombre de légendes et surtout inspire la peur aux habitants.
Lorsque Charlotte, « Charlie » Karven, célèbre romancière achète la Roseraie, elle n’imagine pas qu’elle va plonger dans une aventure aussi effrayante que mystérieuse, quelque fois au péril de sa vie.

Bon, les lettres un peu effacées que vous voyez au milieu de la couverture ne sont pas censées être là. C’est un bug de ma liseuse qui en a vu des vertes et des pas mûres. D’abord trempée, puis rebootée à cause d’un fichier malveillant, la pauvre a encore des séquelles. Nous la remercions néanmoins d’être encore parmi nous.

L’intrigue…
On va suivre l’histoire d’un marais et d’un manoir. Oui, vous avez bien lu. Plutôt que de dire, nous allons suivre une romancière connue et reconnue, je préfère prendre le domaine de la Roseraie car au final, on ne suit pas tout le temps cette Charlie. Je vous explique. Nous sommes dans une première partie à l’époque des prémices du manoir et de son marais. On a les premiers résidents et les premières horreurs qui se déroulent en ces lieux. Ce domaine devient vite un lieu maudit, dont les voisins ont peur. On arrive cependant assez rapidement à l’époque d’aujourd’hui et notamment cette romancière qui rachète le domaine. Elle va rapidement être rejetée par les habitants, effrayés par le marais et le manoir. Notre Charlie Karven va alors faire des recherches, intriguée par leurs réactions. En achetant cette maison, elle croyait faire une bonne affaire, elle se retrouvera au final, en lutte constante, au péril de sa vie.

J’ai aimé, certes…
Nous sommes dans un thriller d’épouvante où la tension reste palpable du début à la fin du roman. On est rapidement pris dans l’histoire et on veut absolument savoir ce qui se cache derrière tous ces événements. Christelle Rousseau arrive à nous garder en haleine, nous obligeant à poursuivre le récit, presque sans interruption. Même si je mettrai un petit bémol là-dessus dans mon prochain paragraphe. Nous avons le droit à des éléments historiques, notamment l’occupation allemande. Mais aussi à des descriptions très complètes. Ces descriptions m’ont permis de m’immerger un peu plus dans l’histoire, bien que j’émette un avis mitigé tout de même là-dessus également. Je tiens tout de même à faire remarquer que c’est un roman complexe à l’histoire très travaillée. On ressent tout le travail de l’auteur pour que son intrigue tienne debout. On fait des liens entre le passé et le présent et tout s’éclaire à la fin. D’où le côté très addictif du roman. Christelle Rousseau sait nous prendre aux tripes pour un très bon moment de lecture.

Mais, certaines choses m’ont gêné…
Quand je dis « presque sans interruption », c’est bien le « presque » qui est important. Ce point rejoint d’ailleurs les nombreuses descriptions détaillées. Ces descriptions, en plus de nous immerger dans le récit, l’ont rendu lourd. Elles étaient envahissantes et j’ai même eu envie de les passer par moment. Un peu comme les romans classiques que je lisais au lycée et qui m’excédaient par le trop plein de détails. Comment un auteur peut-il passer une vingtaine de pages à nous décrire les racines d’un arbre ? Je vous laisse deviner de quel ouvrage il s’agit. Bref, revenons à nos moutons, j’ai donc eu besoin à plusieurs reprises d’arrêter un peu ma lecture, histoire de souffler et de digérer toutes ces descriptions. Et enfin, une dernière chose a participé à la lourdeur du texte : les répétitions. C’est bien quelque chose que j’ai du mal à supporter et ici il y en avait énormément. Les anglais adorent ça, mais il me semble qu’en France ça gêne plus que ça ne réjouit.

Au final, malgré les quelques points cités au-dessus qui m’ont un peu rebuté, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette lecture. L’intrigue et son suspense mettent un peu tout ça au second plan pour un joli moment en compagnie du marais et du manoir. Faites attention, j’entends le bruit de la charrette de l’Ankou… Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

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3 réflexions sur “Le marais de la vengeance

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