Stabat Murder

J’ai donc lu d’une traite Stabat Murder de Sylvie Allouche, publié aux éditions Syros. C’est un thriller-policier très haletant. Décidément, je ne me lasse pas de ce genre littéraire !

Résumé : Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d’un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d’après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S’agit-il d’un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l’intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte…

Je tiens avant tout à remercier LP Conseils pour m’avoir envoyé ce roman en service de presse, et les éditions Syros également sans qui je n’aurai pu le lire non plus… Cette lecture a été un régal ! Commencé en début de matinée, continué pendant les creux de la journée et terminé en fin de soirée…

L’histoire…
On va suivre quatre adolescents, Mia, Valentin, Matthis et Sacha. Ce sont de véritables férus de musique et plus particulièrement du piano. Ils étudient aux prestigieux Conservatoire Nationale de musique de Paris (prononcé CNSM). En pleine préparation d’un concours très important qui pourrait changer leur carrière, les quatre jeunes disparaissent sans laisser de trace. Où sont-ils passés ? Au premier abord, rien d’alarmant. Des jeunes de presque dix-huit ans qui ne rentre pas dîner avec papa et maman, où est le problème ? Ils sont sûrement parti se faire une virée entre amis. Mais ? Ils ne loupent jamais de séance d’entraînement ! Et puis… Ils n’ont pas vraiment d’amis, trop concentrés sur leur avenir de pianistes… Alors, une fugue ? Non, ce n’est pas leur genre. Ça ne colle pas ! Ne reste qu’une hypothèque, qui s’avère vite être juste : les quatre musiciens se sont fait enlevés ! Mais par qui ? Comment ? Et pourquoi ?

Ce que j’ai beaucoup apprécié est que l’on sait dès le début qu’ils ont été enlevé. Le doute sur une possible fugue ou sortie entre amis est vite mis au second plan. On va alors appréhender l’endroit où les jeunes sont enfermés. On va découvrir où ils passent le plus clair de leur temps, faute de ne pouvoir aller ailleurs (forcément, ils sont emprisonnés). On angoisse, on panique avec eux. On ressent leur peur, leur frustration. On apprend qui est le kidnappeur seulement à la fin et pas une seule fois on ne se doute  de son identité. Sylvie Allouche mène finement sa barque pour nous perdre toujours un peu plus et, au final, pousser un énorme « Mais, si, bien sûr ! » à la révélation.

Les personnages…
Relativement nombreux, les personnages sont extrêmement travaillés. Le côté psychologique est poussé et participe à cet effet de réalité. En effet, il m’a semblé que les personnages prenaient vie durant ma lecture. Non, je ne suis pas cinglée… Enfin, j’espère ! Ce que je veux dire par là est que chacun a une vie, une histoire. On les adore, on les déteste, on s’attache à certains et on en exècre d’autres… Tout est là, en fait. Un caractère et un passé pour les rendre réel, existant.
Ces personnages sont d’ailleurs assez nombreux. Mais, cette pluralité ne gène en aucun cas le récit. Bien au contraire, elle apporte un côté encore plus vrai à cette histoire. On a l’équipe d’enquêteurs, les parents des enfants, les enfants, leur entourage… Toutes ces personnes ont une vie également, une histoire. Et tout est exploité ! Un excellent point pour Sylvie Allouche.
Comme je le disais un peu plus haut, le côté psychologique des personnages est très intéressant. On est plongé dans leur pensée et leur peur. On se demande comment on régirait si ce genre de chose nous arrivait. Resterions-nous calme ? Paniquerions-nous ? Pour se détendre, ils pensent à la musique, ils se jouent des morceaux dans leur tête, comme pour échapper à un monde trop difficile pour eux. Ils s’évadent. Certains réussissent, d’autres seront pour toujours marqué par cette tragédie. Peut-on sortir indemne d’une telle aventure ?

Lieux et époques…
À chaque chapitre, un lieu différent ou une époque différente. On a avant l’enlèvement, le après, le pendant, le lieu de séquestration et l’enquête de police. On les suit tous, on enquête avec la commissaire, on panique avec les jeunes adultes. On a des bribes de pensées du ravisseur, comme pour nous perdre un peu plus…

Au final, Stabat Murder nous entraîne dans les méandres de l’esprit humain où désespoir et regret prennent une place importante. Constamment en haleine et sous-pression, un roman à lire et à relire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition


Voici la vidéo YouTube de la chronique. Je m’exprime mieux à l’écrit qu’à l’oral, mais j’apprécie beaucoup l’aventure.

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2 réflexions sur “Stabat Murder

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