The Strangers

AVERTISSEMENT : INTERDIT AU MOINS DE 12 ANS (PUBLIC AVERTI)


Sortie en 2016, je vous parle de The Strangers, un thriller horrifiquo-fantastique qui vous fera trembler de terreur. Par le même réalisateur que The Chaser, film dont je vais bientôt vous parler, The Strangers a été une excellente découverte.

Synopsis : La vie d’un village de montagne est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués. L’enquête de police piétine alors qu’une épidémie de fièvre se propage et mène à la folie meurtrière les habitants de la petite communauté. Sans explication rationnelle à ce phénomène, les soupçons se portent sur un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attisant rumeurs et superstitions.

Pour une durée de 2 heures et 35 minutes, mon cœur n’a eu de cesse de battre à cent à l’heure. Angoissée, flippée, horrifiée, The Strangers m’a gardé éveillée encore longtemps après…

Entre humour…
Le début du film est léger. On commence doucement à entrer dans l’intrigue. On rit surtout, beaucoup. On rit du comportement des policiers, de vraies poules mouillées ! Tous les policiers coréens sont-ils si drôles ? À leur dépend, néanmoins. Comme on retrouve cet aspect dans The Chaser, je pense que c’est plutôt la marque du réalisateur. En fait, le film commence par la découverte du personnage principal : un policier plutôt grivois, et pas courageux pour deux sous. Suivent alors les premiers meurtres. Macabre, sanglant. Mais encore rien de bien terrifiant. Dans la suite, en revanche, l’humour disparaît totalement, laissant place à l’angoisse pure et simple.

Et horreur…
The Strangers est un de ces films qui vous suit dans vos rêves. Un de ces films qui ne vous lâchent pas d’une semelle… C’est la première fois que j’ai été si angoissée pour un film, et encore après. C’est ça le plus effroyable. J’avais presque les larmes aux yeux tellement j’étais paniquée. Ça ne le fera sûrement pas à tout le monde, c’est certain. Mais ça vous donne une idée du niveau de tension présent dans le film. J’étais à ça (là, je vous montre les deux centimètres qui séparent mon pouces et mon index, c’est bien mon index ?) d’en faire un coup de cœur. À ça (je vous montre maintenant mes doigts avec une séparation de un centimètre) ! Cependant, il y a un problème. Je n’ai pas compris ! Mon père non plus, en passant. Il s’est même exclamé à la fin « Ah, c’est pas possible ça. Je déteste les films qui se finissent comme ça ! ». Oui… Les films qui ne nous permettent pas de comprendre… C’est pour ça que je n’en ai pas fait un coup de cœur. Parce que l’intrigue est très développée. L’horreur participe à l’angoisse et l’angoisse participe à l’horreur. Mais, et le fin mot de l’histoire ? On ne l’a pas. Alors, oui, on est hypnotisé. Quand vient le générique de fin, on est satisfait, parce qu’on a aimé. Mais un sentiment de vide persiste. Et on se demande juste pourquoi ? Et puis, on a envie de hurler au réalisateur de nous expliquer. On hurle intérieurement évidemment parce que sinon ça gênera les voisins et faut pas déranger les voisins. Mais, on reste sur notre faim tout de même. Paniqué mais intrigué !

Au final, regardez ce film. Regardez-le et dites-moi ce que vous en avez pensé. Je ne l’ai vu passer nulle part au cinéma alors qu’il a été sélectionné pour le festival de Cannes je crois. Non, décidément, une pépite qui vous retourne l’esprit. À voir !

Publicités

Une réflexion sur “The Strangers

  1. Sweet Judas dit :

    Concernant la fin, moi aussi, elle m’a laissée perplexe mais en y réfléchissant, je crois surtout que le réalisateur nous laisse l’opportunité de choisir la version à laquelle on a envie d’adhérer. Soit on reste dans le rationnel pur, soit on choisit de croire à la part de fantastique que nous propose le film. Ou on peut admettre que les deux existent et se laisser transporter par le film, tout simplement… 🙂

    Je veux dire par là que chaque scène peut se lire et se décortiquer des deux façons.
    Par exemple, lors de la dernière tirade du japonais, qui vit seul perdu en forêt, on le découvre grimé en diable. Or, tout le film joue sur les apparences et les faux-semblants. On peut supposer que le prêtre, qui vient le voir pour une dernière confrontation, est tellement embourbé dans ses croyances et ses préjugés qu’il choisit de voir ce qu’il veut voir : le japonais se retrouve projeté dans une image de Diable (je ne sais pas si je suis très claire ?). Les personnages sont tous crasseux d’ignorance, l’étranger (au sens large) leur fait peur, tout ce qui sort de leur quotidien ordinaire les pousse à la méfiance et à jeter en pâture leurs voisins, ambiance opprobre publique (je pense notamment à la scène où le policier et ses amis vont massacrer la cabane du japonais et réduire en cendres ses possessions).

    Autre exemple : celui de la petite fille qui, à mon avis, a été molestée/violée par le Japonais (on retrouve une de ses chaussures dans la cabane, justement), que je ne considère donc pas comme innocent, telle une charmante colombe (là encore, rapport avec l’image diabolique que l’on garde de lui, à la fin). Ses crises, ses cauchemars, ses peurs et son corps qui part en couilles sévèrement ne seraient qu’une manifestation de ce « traumatisme » qu’elle n’arrive pas à exprimer aux adultes qui l’entourent. Et le fait de se faire exorciser (au cours d’une cérémonie quand même carrément flippante hein)(paie l’abandon des parents et les névroses que ça entraîne derrière) par un charlatan de première n’aide en rien à calmer tout ça.

    Bref, c’est un film qui retourne le cerveau et franchement, avec le recul, j’aimerais bien en voir des comme ça plus souvent 😀

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s