Tempêtes Solaires : Le nouveau monde

J’ai reçu en service de presse, le premier roman de Ludovic Spinosa : Tempêtes Solaires. J’ai été assez surprise, alors qu’au final le résumé donne le ton. Je vous explique…

Résumé : Conséquence de tempêtes solaires, l’énergie de la planète disparaît soudainement et totalement, propulsant les êtres humains deux cents ans en arrière. Le dérèglement climatique qui fait suite obligera l’être humain à changer son comportement actuel.
Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous vous retrouviez dans le noir total, chaque nuit ?
Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous étiez privé de tout votre confort, même le plus minime ?
Jack, Steve, Joshua, Jiao, Laura et Thibaut vont le vivre pour vous. Confrontés à plusieurs catastrophes naturelles de dimension mondiale, comment vont-ils évoluer, mais surtout survivre ?
Est-ce l’apocalypse ? Peut-on qualifier ainsi la disparition de notre technologie et des sources d’énergie que nous connaissons de nos jours ?
Et si ce jour était demain ?

J’ai décidé d’aborder cet avis sous trois angles. Ils me sont venus naturellement au fil de ma lecture. Je vais donc d’abord parler du visuel (mise en page, couverture, correction,…), puis de l’intrigue en elle-même et enfin du choix narratif, que j’ai trouvé assez déstabilisant. Enjoy !

Le visuel…
La couverture, en premier lieu, est parfaitement réalisée. Heureusement car il faut savoir que les éditions Persée sont une maison d’édition à compte d’auteur. Hein ?! Quelle est donc cette chose ? Je m’explique. Les maisons traditionnelles sont dites à compte d’éditeur, c’est-à-dire qu’elles publient les ouvrages qu’elles sélectionnent (selon leurs critères) sans que l’auteur n’ait de frais à avancer. Tout est à la charge de la maison d’édition dans ce cas : la création de la couverture, la mise en page, la correction, la diffusion, la promotion… Evidemment, l’auteur est le premier promoteur de son roman, il participe donc activement, avec l’aide précieuse de sa maison d’édition, à sa communication. Ici, la maison d’édition n’est au final qu’un imprimeur qui s’occupe de la promotion de l’auteur. Pendant une certaine période, j’ai pensé que ces maisons d’éditions, faisant payer l’auteur, corrigeaient les manuscrits. Et bien, au vue des nombreuses fautes et coquilles, j’ai bien du me faire à l’idée que point du tout.
Plus particulièrement, les éditions Persée affirme sur leur site que « chaque livre est imprimé avec soin » et que dans le processus de publication, à un moment donné, on « débute alors la mise en page ». Pardonnez-moi, mais il semble que ce soit loin d’être le cas. Ce qui est un profond manque de respect envers l’auteur qui, bien gentiment, tend son chèque (d’une somme astronomique, en général). Certaines phrases sont coupées pour un retour à la ligne impromptu et tout bonnement inutile. Comment
une maison d’édition (vous voyez, l’effet de ce retour à la ligne n’est pas terrible) peut-elle laisser dans un manuscrit un « = ». N’a-t-elle pas dit à l’auteur que dans les romans, il n’y a pas de prise de note ? Qu’est-ce qu’aurait coûté un petit mail « par contre, écrire égal en toute lettre sera plus agréable pour le lecteur » ? Ah, si, de la reconnaissance. Parce qu’à mon noble avis, ils ne relisent certainement pas le manuscrit. Oh, l’auteur dit que c’est bon, allez, on imprime ! Et zou !
Les mini-paragraphes également hachent la lecture. Et, enfin, les coquilles, les fautes d’orthographes… Elles sont malheureusement nombreuses et voyantes…

Ceci était un coup de gueule pour la maison d’édition et non pour l’auteur. Je passe maintenant à l’intrigue, c’est un peu ce qui nous intéresse.

L’intrigue…
On va donc suivre plusieurs personnages (plusieurs veut dire beaucoup, ici) dans des pays différents, faire face à l’apocalypse. Pas l’apocalypse zombie, hein, mais bien des catastrophes naturelles qui vont se succéder. Malgré certaines choses qui m’ont déstabilisées, et auxquelles je reviendrais un peu plus tard, cette histoire a un côté addictif. Parce qu’on veut savoir ce qui va encore arriver. On veut savoir comment s’en sortent les personnages. Comment ils vont réussir à vivre, à survivre, malgré les cataclysmes. On a alors des gangsters, des riches, des pauvres, des enfants, des adultes, des vieux, des couples, des célibataires,… Toutes les catégories de la population sont représentées pour m’amener au troisième point, le choix narratif.

Le choix narratif…
J’ai clairement eu la sensation de lire les études d’un anthropologue. Le narrateur était pour moi un chercheur en pleine expérience, prenant des notes dans son calepin. Une expérience de taille mondiale, certes, mais j’ai déjà vu plus irréaliste. Je ne sais pas si c’était voulu par l’auteur ou si c’est juste son style littéraire… Néanmoins, certains éléments m’ont dérangé, surtout des structures de phrases. J’ai relevé un « En effet,… ». Cette expression sert de liaison entre deux phrases, souvent pour étayer des propos avec d’autres détails. Dans un roman, cela fait davantage documentaire que récit fictif. Un passage m’a conforté dans ma sensation de départ : « 17 Juillet 2026, journaux télévisés, quelques mois plus tôt… Le professeur Ziegler, chercheur en économie sociale, lors d’une conférence de presse à Munich : … » Ces deux phrases, qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs… En effet (Hé, hé), grammaticalement, une phrase se compose d’un sujet, d’un verbe et si l’envie vous prend, d’un complément. Ces deux « phrases », je disais, me rappelle vraiment un documentaire. C’est tout à fait le style de phrase utilisé. Et les répétitions de mots… C’est le point qui m’a le plus dérangé, elles rendaient le récit, déjà fortement descriptif, très lourd.

Au final, je reste mitigée sur la forme, mais l’idée de l’intrigue m’a séduite. J’ai voyagé tout autour du monde, à la rencontre de personnages tous aussi différents les uns que les autres. Une approche davantage fictive aurait été plus agréable que ce drôle de choix narratif en mode recherche anthropologique.

Service de presse envoyé par l’auteur

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4 réflexions sur “Tempêtes Solaires : Le nouveau monde

  1. Khiad dit :

    La pub intempestive de cet auteur et le fait qu’il ne daigne pas lire les règlements des différents groupes dans lesquels il s’inscrit font je ne n’ai pas du tout envie de découvrir cet auteur.
    Je suis tout de même venue lire ta chronique par curiosité. Elle mon conforte (ainsi que ton expérience négative avec l’auteur) de continuer à l’ignorer. 😉

    Aimé par 1 personne

  2. theedenofbooks dit :

    Très bonne chronique ! J’ai particulièrement apprécié tes informations sur la maison d’édition et d’apprendre la différence entre l’édition à titre d’auteur ou d’éditeur. Espérons qu’il corrige ses défauts dans son prochain livre. Bonne soirée à toi !

    J'aime

  3. Spinosa dit :

    Les défauts font justement partie de l’apprentissage de la vie en général, il faut juste savoir les régler par la suite, je vous remercie à tous de m’avoir ouvert les yeux sur certains d’entre eux. Cela m’a permis de m’améliorer, non seulement sur mon comportement au sein des réseaux sociaux dont je ne connaissais pas encore les codes, mais aussi et surtout sur mes nouveaux romans. Je travaille très dur et d’arrache pied chaque jour, afin d’apporter à mes lecteurs des textes de meilleurs qualités. Merci et à très bientôt pour une nouvelle aventure.

    Cordialement,

    Ludovic Spinosa

    J'aime

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