Le supplice de la Saint Valentin (novella)

Et bien, voilà, je me suis lancée dans la Dark Romance. Qui aurait cru que ça me plairait autant ? Je vous parle donc de la novella de Jennifer Didi : Le supplice de la Saint Valentin, publiée dans la collection Vénus d’Évidence éditions.

Résumé : À un mois de la Saint-Valentin, Delphine enrage de passer encore une fois cette fête seule. Alors qu’elle se balade en ville, elle est effrayée par un homme surgi de nulle part. Il s’agit du propriétaire d’une boutique de chocolats. Cet homme est beau mais dérangeant… Le lendemain, quand elle se réveille, Delphine réalise qu’elle n’est plus dans son appartement mais dans une maison totalement inconnue. Que s’est-il passé ?

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La Dark Romance…
Tout d’abord, avant d’aborder le récit en lui-même, parlons un peu du genre qu’est la Dark Romance. Avant que certains auteurs et blogueurs n’en parlent (en mal d’ailleurs, ce qui rebute) je ne connaissais pas du tout ce genre. Il faut dire que la romance est constituée d’un grand nombre de sous-catégorie. Je me suis donc renseignée un peu, notamment en lisant l’article du blog À livre ouvert. Un article qui ne cache pas du tout le parti pris du blogueur, clairement contre le genre. J’ai cependant appris que la Dark Romance est aussi appelée « la romance interdite », notamment au Québec. L’auteur du blog décrit parfaitement, certes avec cynisme, ce que représente ce nouveau genre venu tout droit des Etats-Unis : « La trame de base, c’est une femme qui se retrouve à la merci d’un homme plus fort qu’elle (oui, le kidnapping fait largement partie des moyens narratifs sans que ça pose problème à personne) ; elle subit alors des épreuves physiques et psychologiques (et je parle d’un niveau proche de films d’horreurs), ainsi que des scènes de sexe qui s’apparentent à des viols et à des lavages de cerveau. Mais rien de grave : il y a un happy end à la fin. » 
Outre le côté cru des propos de la blogueuse, elle a raison sur l’intrigue principale. Néanmoins, elle avoue un peu plus loin dans son article n’avoir jamais lu ce genre. Donc, après cette brève présentation de la Dark Romance (thème qui fait débat), je vais vous parler plus en détail de la novella de Jennifer Didi. C’est un peu pour ça que nous sommes là !

Le supplice de la Saint-Valentin
Si vous vous attendez à une douce romance, entre cœur, cœur et cœur, veuillez passer votre chemin. Le titre est équivoque et la couverture l’est d’autant plus. J’avoue avoir passé un très bon moment en compagnie de Mathieu et Delphine. Et, je vous affirme, sans trop m’avancer non plus, que je ne suis pas une sociopathe. Comme expliqué un peu plus haut, la remarque de la blogueuse de « À livre ouvert » : « d’un niveau proche des films d’horreurs » est tout à fait pertinente. Parce que c’est bel et bien le cas. Le début de la novella est à l’image d’un roman d’horreur et d’épouvante. La pauvre femme va alors vivre des aventures un peu (pour ne pas dire très) folle, qui vont changer sa vision du monde. Puis, au fur et à mesure que l’on avance, on remarque que les sentiments de Delphine changent, évoluent et on a enfin le « happy end » dont on parle un peu plus haut. Ce sont là, à mon avis, les codes propres à ce genre littéraire.

La novella est addictive. Jennifer Didi nous attrape pour ne plus nous lâcher. Et, on dévore alors 30 pages d’amour intrusif. Nous suivons le point de vue de Delphine qui va alors nous partager ses peurs les plus profondes, ses souffrances et ses doutes. Le « happy end » n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe mais bien telle une suite logique aux événements. Delphine est seule et cette solitude entraîne chez elle une remise en question de ses sentiments.

En clair…
Bon, après avoir bien divagué, je reprends. Qu’est-ce qu’on sait ? La Dark Romance est un genre nouveau qui arrive doucement en France, un peu fébrilement d’ailleurs car le genre fait peur. Le Supplice de la Saint Valentin est une novella fort bien construite qui met en exergue la folie tout d’abord et l’amour ensuite. Ces deux notions sont, de bien des façons, bien similaires. Ne dit-on pas que l’on tombe « fou amoureux » ? Bien loin des romances classiques, cette novella m’a permis de découvrir de nouveaux horizons littéraires qui ne sont pas pour me déplaire. Les romances à l’eau de rose, sans trame ni passion, commençaient à perdre de leur saveur. Alors, je suis bien heureuse d’avoir découvert la plume et l’imaginaire de Jennifer Didi.

Au final, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié cette novella, très addictive. Comme quoi, il vaut mieux ne pas s’arrêter aux préjugés et se lancer, tout simplement. La Dark Romance a donc été une belle découverte. Pour vous procurer la novella, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

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7 réflexions sur “Le supplice de la Saint Valentin (novella)

    • Les histoires d'Amelia dit :

      Si les films d’épouvante (les thrillers même) ne te rebutent pas, tu n’auras aucun problème avec la dark romance, a mon avis.

      J'aime

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