Morgan of Glencoe – AUTEUR

Geek à ses heures perdues, Morgan Of Glencoe est une nouvelle auteur qui débarque fraîchement dans l’auto-édition avec son roman : La Dernière Geste, Si loin du Soleil. Morgan Of Glencoe, le nouveau nom de la fantasy française !

1) D’où vous est venu l’aspiration pour écrire ce roman ? D’où est née l’idée ?

L’idée de base m’est venue en regardant ma meilleure amie assise sur une chaise de bar. Je l’ai imaginée dans un autre monde, en princesse venue de l’autre bout du monde, prête à vivre des aventures incroyables. Yuri est née de cette vision, et elle garde d’ailleurs quelques points communs avec son modèle. Le reste est venu après, en vagues, et en vrac. Il y a eu trois versions de l’univers avant d’arriver à celle qui est devenue La Dernière Geste. Les premiers personnages sont officiellement Yuri, Bran, Pyro et Shadow, le chat-Lune qui change de couleur.

Il y a beaucoup d’inspirations trèèèès éclectiques dans LDG, légendes celtes et littérature orientale, mangas et romans classiques, SFFF en tout genre, et beaucoup de… gens réels, et de situations réelles. La plupart des personnages de la Dernière Geste sont inspirés de « vrais gens de la vraie vie », souvent de mélanges de gens, en fait. La personne qui a inspiré Cers Alethia s’est même reconnue, pour son plus grand plaisir, alors qu’elle ignorait totalement que je m’étais inspirée d’elle… Faut dire que Cers n’avait qu’une seule inspiration, c’était peut-être un peu plus facile que dans d’autres cas.

L’exception, c’est Taliesìn. C’est directement le personnage des légendes arthuriennes, propulsé dans l’univers de la Dernière Geste. Il a plutôt bien supporté le trajet.

2) Dans ce roman, nous avons le point de vue de nombreux personnages, mais je ne me suis pas perdu en le lisant, et vous ? Était-ce difficile à écrire ?

Pas vraiment. J’écris de façon structurelle : je crée le scénario détaillé, je chapitre le tout et ensuite seulement j’écris. Donc, quand j’ai une scène de prête, je l’écris. Du coup, j’ai souvent des « périodes » avec tel ou tel personnage : la première « période » est souvent celle de Yuri (bah c’est celle qui a le plus de scènes, alors !) et ensuite, indifféremment, Bran, Ren, Louis-Philippe et les autres en vrac. ça me permet non seulement de ne pas me perdre, mais de ne jamais écrire de scène inutile que j’aurais à supprimer à la relecture finale. Et c’est heureux, parce que je mets beaucoup d’émotion intérieure chaque fois que j’écris une scène, donc mieux vaut que je m’économise !

3) Combien de temps vous a pris la rédaction de ce roman ? Le temps de correction, les bêtas lecture… ?

Alors. Le temps d’écriture « brut » du premier jet m’a pris 18 mois environ, et à peu près autant de relectures/bêta lectures/travail éditorial. Par contre, la création de l’univers, les premiers essais, la création des personnages et du scénario, la cohérence générale, le synopsis détaillé (des deux premiers tomes) et général (des trois autres) et le chapitrage (toujours des deux premiers tomes) m’a pris… quatre ans. Donc, sept ans en tout. Autant dire que quand j’ai eu le premier exemplaire-test entre les mains, ça faisait quelque chose. (j’ai évité de justesse de fondre en larmes, parce qu’il y avait plein de gens que j’adore avec moi à ce moment-là. Non pas que j’aurais pas pu pleurer devant eux, mais je donnais un concert le soir, les yeux rouges avec des projecteurs dans la figure, c’est un combo que vous ne voulez pas essayer. Garanti.)

4) Pourquoi avoir choisi l’auto-edition ? Quand j’ai lu ce roman je me suis dit que j’aurai pu le trouver chez Hachette ou Gallimard. Avez-vous essayer de l’envoyer a des maisons d’éditions ? Ou l’auto-edition était déjà prévu d’avance ? Pouvez vous nous expliquer les démarches pour se faire auto-editer ?

Heu, ça va être long ! Alors, déjà, je n’avais pas du tout envisagé l’auto-édition au début. Dans ma tête et pendant quasiment 15 ans, la seule œuvre auto-éditée qui en valait la peine, c’était l’incroyable comic de Wendy & Richard Pini, Elfquest. (si vous ne connaissez pas, vous ratez quelque chose, vraiment.) Il faut savoir que Si loin du Soleil n’est pas le premier livre que j’essaie de publier : j’avais 14 ans lors de ma première tentative (une novella SF) et que sur la douzaine d’éditeurs à qui j’ai envoyé le manuscrit… un seul l’a lu. Une seule, plus exactement, qui m’a répondu qu’elle était impressionnée par « la maturité d’une personne aussi jeune » (ça parlait d’eugénisme, de déshumanisation via le système scolaire, et de protection de la nature) mais m’annonçant qu’elle ne publiait plus que du théâtre et que mettre un roman dans le tas n’était pas opportun. Je la remercie, car grâce à elle j’ai repris le texte pour l’améliorer. Les autres m’ont envoyé des lettres de refus standardisées. Un autre roman a failli trouver un éditeur, un petit éditeur. Tellement petit qu’il a coulé avant même le contrat signé.

Pour Si loin du Soleil, je ne voulais pas ce genre de désenchantement, mais pas non plus envie de passer par l’auto-édition, que je considérais (pardon.) comme « moins intéressante » parce que très inégale. J’ai donc envoyé mon manuscrit à Bragelonne le 10 avril 2015, puis à Critic et à l’Atalante quelques jours plus tard. Critic l’a refusé au bout de quelques mois, merci tout de même à Thomas Geha pour ses retours et ses conseils. Quant à l’Atalante, ils ne l’ont pas reçu la première fois, je l’ai donc renvoyé une deuxième fois, plusieurs mois plus tard. Bragelonne l’a reçu. Et n’a jamais répondu.

Là-dedans, vous rajoutez à l’équation Elen Brig Koridwen. Ex-ghostwriter, correctrice, et auteur indépendant. En 2012, j’avais envoyé le début de Si loin du Soleil à un groupe d’échange entre auteurs débutants, qu’elle animait, « l’Écurie Littéraire. » Par hasard, c’est elle qui a lu mes chapitres. Et elle a eu un coup de foudre. Elle avait donc été l’une de mes bêta-lectrices, puis d’autres projets et de gros soucis personnels sont intervenus de son côté, et pendant ce temps-là, moi, j’envoyais mes manuscrits aux éditeurs. Début 2016, elle découvre mon bilan (à base de « rien reçu » ou de « refusé ») et se lance dans une diatribe sur « ces éditeurs qui ne veulent pas prendre de risque » et me dit, basiquement, que si je suis d’accord, elle et moi allons faire le travail éditorial à deux, et auto-publier Si loin du Soleil « parce qu’il y a des gens qui veulent de la Fantasy comme ça, Morgan, il faut que tu rencontres ton public ! » et donc. Voilà. Je lui ai souvent, très souvent dit merci pour ce qui s’est passé ensuite, et je le redirai sans doute souvent d’ici au tome 2 !

On a fait le travail éditorial à deux, en trois mois, avec un certain acharnement il faut bien le dire, et c’est Laurent Miny (que je ne remercierai jamais assez non plus) qui a accepté de faire à Si loin du Soleil une petite place dans son emploi du temps déjà surchargé pour faire les première et quatrième de couverture. J’ai d’ailleurs appris à cette occasion une chose sur le boulot d’illustrateur, alors chers auteurs, je vous propose cette façon de travailler avec eux : dites-leur ce que vous voulez au début, et ne regardez pas la couverture avant qu’elle soit finie. Faites confiance à vos illustrateurs. Ce qui sortira de leur pinceau ne sera PAS ce que vous attendiez. Et c’est pas grave, parce que ce sera la première vision « différente » que vous aurez de vos personnages et de votre univers.

5) Parlez nous un peu de vous, quand on lit ce roman on sent que vous êtes une geek, quelles sont vos passions ?

C’est si flagrant que ça ? (dit l’auteur en buvant du thé dans un mug Mr Jack avec une écharpe Serdaigle autour du cou, son T-shirt « Give yourself to the harp side » sur le dos)

Donc, oui, je suis geek. J’avoue. Ceci dit, je suis surtout geek littéraire & popculture. Je suis d’une nullité aberrante aux jeux vidéos et je n’y joue quasiment jamais. (mais j’ai fini Fallout 1. Dans le 2, j’me suis paumé dans la carte et j’ai lâché. Et j’ai aussi fini pas mal de scénarii de Westnoth en mode difficile/cauchemardesque, mais j’ai mis une plombe, entre deux chapitres.) Je passe trop de temps à écrire, à lire, à jouer de la musique.. et à errer dehors, entre parkour, balades et méditation en haut des arbres. J’habite en pleine nature, la ville me déprime.
Mes passions geekesques sont, heu, nombreuses. Je fais du jeu de rôle (j’ai 4 campagnes en cours, dont une où je suis MJ) et du GN (en tant que PJ ou PNJ surtout) et je lis énooooooormément de SFFF. Je pratique le kung-fu et le tai-chi, aussi.

Et j’ai un boulot de geek : je joue de la harpe celtique. De façon professionnelle. Mon groupe s’appelle les Ménestrels des Terres de Lune, et pour résumer basiquement le propos des spectacles qu’on donne, c’est des fées qui font un epic fail à leur jet de constitution, finissent bourrées et se font looter leur matos. Souci, le seul moyen de rentrer dans le monde des fées était dedans. Oui, c’est basiquement un scénario de jdr.

6) Quand aimez-vous écrire ? Où ? Comment ? Beaucoup d’auteur écrive en écoutant de la musique, est-ce votre cas ?

Alors. La nuit (entre 21h et minuit en général), à mon bureau ou dans mon jardin, avec du thé à portée de main, souvent en tailleurs sur ma chaise ou un coussin. Pour la musique, ça dépend beaucoup. J’écoute parfois de la musique celtique quand j’écris, en adaptant la bande-son à l’ambiance, mais souvent, c’est juste pas possible.
La musique, c’est mon premier métier, je n’ai donc pas une approche neutre, une musique pour moi ne peut pas être un « fond musical », c’est un support très concret, je me mets tout le temps à chanter la mélodie en disant les notes… C’est pas gênant quand j’écris certaines scènes, celles qui sont drôles, légères, au contraire, ça me porte. Parfois, je mets la même bande-son que les personnages et je chante avec eux (En imitant leurs voix. Oui je connais Wild Mountain Thyme par cœur.) ou leur thème (Yuri, Bran & Ren, Pyro, Sir Edward, Taliesìn en ont un. Presque tous sont dans les albums des Ménestrels des Terres de Lune.) que j’ai déjà enregistré à la harpe. Et parfois, c’est le Règne du Silence. Comme pour écrire les chapitres 12, 13 et l’épilogue. J’étais incapable d’écouter de la musique en écrivant ça. Plus exactement, j’ai mis le fameux Air de Bach une fois, j’ai chanté l’hymne des Rats, et j’ai écrit. D’une traite, et dans un silence de mort.

7) À quand une suite aux aventures de Yuri ? Ah, et une grande question me taraude, le deuxième tome sera-t-il davantage basé sur l’aspect politique ?

Si tout va bien, Azurs & Aciers, la suite de Si loin du Soleil, sortira au printemps 2017. Il sera plus épique, plus politique, et plus « road-trip » que Si loin du Soleil, qui était très statique. On y verra beaucoup les Fourmis, on découvrira Keltia, et certains personnages vont beaucoup surprendre les lecteurs, je pense. Il y aura aussi beaucoup d’actions au Louvre, et pas que du blabla politico-diplomatique.

C’est aussi, vous vous en doutez, un tome qui traite du deuil, et des conséquences de ses choix. Je ne veux pas « passer » sur ce genre d’épreuves comme le font beaucoup d’histoires où les héros se remettent en deux temps trois mouvements de la perte d’un être cher. Je veux dire, certains en sont capable. D’autres pas. Il y aura tous les cas.

8) Avez vous d’autres projets d’écriture ?

J’en ai même un en cours ! C’est un livre pour enfant illustré, sur lequel je travaille avec Aliciane (https://www.facebook.com/Aliciane-Illustratrice-Freelance-659757334077758/?fref=ts ) et qui parle des légendes arthuriennes, en se centrant sur deux choses : le mythe dit primitif d’une part, donc pré-christianisation, et les personnages qui ne sont PAS des chevaliers. On a commencé par le plus maltraité, le plus mal aimé et le plus incompris du lot bien sûr : Morgan le Fay. (non, ça n’a pas de rapport avec mon prénom. Vous l’aurez compris, mon chouchou absolu de la geste arthurienne, c’est Taliesìn.) Bon, ce sera le genre de projet dont un éditeur ne voudra jamais, parce que ça va faire un genre d’énooooorme livre intégralement illustré (200 pages environ) et on va mettre des années, mais… c’est un beau projet, et on y travaille avec une bonne régularité.

Sinon, je vais publier un feuilleton sur la jeunesse de Sir Edward sur mon futur site qui arrive au galop, pour aider les lecteurs à patienter jusqu’à la sortie d’Azurs & Aciers.

J’aimerai aussi, un jour, écrire un bouquin qui ne soit pas sur la SFFF, pour que mes parents puissent le lire sans que la réaction finale soit « tu écris bien, mais c’est vraiment pas mon style de littérature. » Et parce qu’il y a des choses à dire comme ça aussi, je crois. Mais ce sera pour plus tard. Pour le moment, ma priorité s’appelle Azurs & Aciers.

9) Quand je suis allée poster mon avis sur Babelio, j’ai été étonnée du nombre d’avis (TOUS POSITIF) sur votre oeuvre, vous attendiez vous qu’il plaise autant ? Ou est-ce une très bonne surprise ?

Moi, je ne m’attendais à rien. Quand j’écris, je ne m’attends à rien, et je ne cherche surtout pas à plaire : j’écris. Je cherche à écrire une bonne histoire, profonde, cohérente et avec des personnages vrais. Si ensuite ça plaît aux gens, que c’est le bon moment pour le monde d’accueillir cette histoire, alors c’est parfait.

Mais… je crois que c’était le bon moment pour le monde d’accueillir la Dernière Geste.
Dans la SFFF comme dans tous les genres littéraires, des héros parfaits, mâles, hétéros sans peur et sans reproche, avec ou sans prophétie sur le coin du nez et plus ou moins riches, on en a eu plein. Des géniaux, des épiques, des qu’on oubliera jamais et qu’on chérit toujours du fond de notre petit cœur de fan. On a eu Lancelot et d’Artagnan, Jean Valjean et Aragorn, Luke Skywalker et Astérix, Harry Potter et Superman, on a eu les Chevaliers du Zodiaque (erm. Ok. Comptez pas Shun dans les hétéros, et c’est des asiatiques), on a eu Albator, et complétez autant que vous voulez, la liste est très, très longue.
La guerre du Bien et du Mal, on l’a rejouée cent fois, avec des royaumes et des empires, des pays et des planètes, entre des Elfes et des Orques, des Jedis et des Siths, des pauvres et des riches, des bleus et des rouges. Ils l’ont raconté, tous, avec tant de brio qu’on n’a pas besoin de le refaire, on ferait moins bien, en général. Il suffit d’ouvrir l’un de ces livres, de repasser un de ces épisodes, et c’est reparti pour un tour.

En revanche, y’a les 80 autres pourcents de la population qui attendent leur tour d’être des héros « normaux », et pas les second rôles, ou des « OMG REGARDEZ CE HEROS EST UNE FEMME NOIRE C’EST UNE REVOLUTION !!! » parce que… ça ne devrait pas en être une, de révolution. On devrait pouvoir juger une œuvre à sa qualité brute, et pas lui assigner un superpoint pour « héros original », mais on le fera tant que ces héros-là, seront, de fait, originaux, parce que c’est justice de reconnaitre le courage de faire ce que beaucoup considèrent encore comme « un risque commercial ».
Femme, homme ou personne non-binaire, blanc, noir, asiat’, métis, riche, pauvre, neuroatypique ou en situation de handicap, tout le monde devrait avoir des héros qui leur ressemblent, et s’identifier sans jugement à qui ils veulent.

Je crois que là-dessus, Si loin du Soleil tape large. Si vous n’aimez pas Yuri, vous aimerez Bran, Camille Trente-Chênes, Lady Lore, Ren, Sir Edward, Pyro, Louis-Philippe ou Gabrielle de France. Vous aimerez Manon, Lucien, Samuel, Emmanuel, Haruko, Lilas, Alcyone, Aloïse ou Aliénor. Il y a dans ce livre quelqu’un qui a quelque chose à vous dire. Il y a quelqu’un qui vous rappellera que vous avez, vous aussi, le droit à votre destin.

Si loin du Soleil, et toute la Dernière Geste, ce n’est pas le « combat glacial du Bien contre le Mal » (Je n’ai pas fait cette citation.) c’est un combat entre des points de vues, des systèmes, des façons de vivre. Y’a pas d’Orcs, y’a pas d’Elfes, y’a pas de prophétie. Y’a des gens, qui essaient de vivre, qui aiment et qui rêvent, qui souffrent et qui ont peur, qui ont un passé, qui ont un avenir. Comme vous. Comme moi. Y’a des injustices dans tous les camps, et rien ne repose sur un seul individu. Le Bien, le Mal, c’est à l’intérieur des gens que le combat se joue. Et celui qui gagne, c’est celui qui fait taire sa peur pour laisser parler la confiance. Et parfois, le vainqueur n’est pas celui qu’on croit.

C’est le message de Si loin du Soleil. Beaucoup de gens ont besoin de ce message. J’ai besoin de ce message.Nous avons besoin qu’on nous le dise, qu’on nous le redise, qu’on nous le rappelle. Et il est là. Alors, oui, c’était le bon moment pour le monde d’accueillir la Dernière Geste, et elle parlera à beaucoup de gens.
Si vous l’avez aimé, faites-la connaître, qu’elle puisse parler à quelqu’un d’autre. Je n’ai pas de moyens, je n’ai pas de réseau de diffusion, pas de géant publicitaire. Vous êtes ceux et celles qui feront, ou non, connaître cette histoire.

10) Et pour finir, une question bateau, que diriez vous à un auteur qui souhaite être publié mais que les maisons d’édition rejettent ? Lui diriez vous de se lancer dans l’auto-edition ?

Je pense que ça dépend plus de l’auteur que d’autre chose… Il faut savoir que personnellement, j’ai passé des années à travailler mon style (les Faeriens m’en soient témoins, c’est mon atelier d’écriture en ligne, et j’y participe depuis que j’ai 15 ans !) travaillé la cohérence de mon monde avec plusieurs personnes, mis mes théories à l’épreuve, testé des procédés divers à travers des textes « moins importants », je me suis pris des claques et mangé de la critique parfois avec amertume.
Si vous n’avez pas encore fait ce travail, si votre style est encore hésitant (et ce n’est pas à vous d’en juger, c’est à une équipe de bêta-lecteurs sans complaisance. Elen me corrige encore mes fautes de style, pour info…) alors… non, n’essayez pas, du moins pas encore. Relisez-vous, remettez-vous au travail. Mais si vous voulez vendre un livre aux gens, vous n’avez pas droit à l’approximation. Certaines personnes ont peu de revenus et ne peuvent investir dans autant de livres qu’elles veulent. Respectez-les. Offrez-leur un boulot de pro, ou retournez bosser. Attention ! Je ne dis pas qu’il ne peut pas rester la moindre coquille (il en reste toujours…) je ne dis pas que le texte doit être alambiqué, avec nécessité d’un dictionnaire en 15 volumes à côté pour le lire, je ne dis pas non plus que vous devez réinventer la manière de raconter pour mériter d’être publié. Je dis que vous devez fournir un travail propre, net et cohérent. Si vous êtes dislexique ou disorthographique ou que sais-je, pas de soucis : trouvez-vous un correcteur pro, ou, si vous n’avez pas de moyens, un mécène pour payer le correcteur pro. Faites-vous aider. Les auteurs publiés dans les maisons d’édition ne travaillent pas seuls. Ils sont relus, corrigés, suggérés, soutenus. Trouvez-vous une équipe, et faites le même travail. Le prix à payer pour s’auto-éditer, selon moi, c’est de viser non la perfection, mais l’excellence. Vous paierez le prix de tous ceux qui n’ont pas fait ce travail-là, mais si vous visez vraiment haut, si vous y travaillez de façon juste, vous pourrez publier LE livre dont VOUS rêviez, et ça, c’est une expérience formidable.

Oh, et pour tout le boulot avant… c’est aussi une expérience formidable. C’est pas obligé de se passer dans le sang et les larmes. Au contraire…

Sur ces bonnes paroles, j’ai un tome 2 sur le feu, alors : 

Étoiles & cailloux blancs sur votre route à tous !

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